23.01.2008
LE CRI DES SARDINES
Septembre 2006, nous lançons un défi aux écrivants de notre atelier d'écriture :
"puisque vous avez autant de difficulté à vous faire entendre, nous allons écrire un roman et le publier ....."
Durant neuf mois, nous nous y sommes collé, tous les lundi, quoiqu'il arrive dans la vie des écrivants.. sauf enfermement... sauf incapacité physique à se rendre dans les entrailles de notre atelier, là où ça s'est passé.
Pour nous, qui avions lancé le défi, même assiduité, il n'a pas été question de rater un lundi. Pas de congé le lundi, si nous étions en vacances, elles commençaient le mardi. Pas d'autre engagement que l'écriture de notre roman le lundi.
Et nous avons donné vie à deux héros imaginaires, Alvin et Yakitsha. Ils ne nous ont pas quitté durant ces neuf mois et nous continuons à les faire vivre.
18:22 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note




Commentaires
cela serait bien que tu nous fasse part de ta vision de l'expérience de l'ecriture vu de l'intérieur non????
Ecrit par : pierre | 26.01.2008
j'espère par ce blog pouvoir dire cette écriture autrement, en totale subjectivité.
Ecrit par : marid | 26.01.2008
Alors en toute objectivité : KOKOYA a rejoué "le cri des sardines" aujourd'hui au forum des actions collectives à Créteil et c'était grandiose !! A la préf. y'avait plein de monde, les gens étaient tous assis par terre, silence total pendant le spectacle (même les acteurs en étaient un peu surpris). Kokoya a été applaudi comme ils le méritaient. Presque tous les écrivants étaient dans la salle et sont montés sur scène à la fin. La séance de dédicace a duré toute la journée non-stop. "Le cri des sardines" est parti pour voyager. Il y avait des gens de Nantes, de Bobigny, de tous les coins du Val de Marne bien sûr. Ca nous a fait chaud au coeur, de revoir des petits moments d'atelier, de revoir les écrivants et d'entendre toutes ces félicitations.
Jeudi, représentation à nouveau chez nous à l'espace RMI, en intimité, sauf qu'on risque d'être débordés par le monde.
L'enthousiasme autour de cette écriture nous dépasse tellement.
Merci à Isabelle, philippe et véronique de si bien nous avoir mis en scène. Merci à Yvette de faire exister cette compagnie.
Pas près de vous lâcher Kokoya, c'est qu'on s'habitue vite aux bonnes choses.....
Ecrit par : marid | 05.02.2008
Suite au succès d'hier, on a craint d'être vraiment trop serrés dans la salle que nous prêtait 2e2M. Donc en catastrophe ce matin, on a cherché une autre salle, un car pour s'y rendre. C'est dans la salle des Villettes - 106 avenue de la République à Champigny. C'est tout à côté, 5 minutes en car. Désolée pour les comédiens ! ils vont devoir s'adapter à des conditions de dernière minute. On fait vraiment dans l'urgence. Mais en plus on avait un message de notre journaliste du Parisien qui met un mot dans le journal demain matin.
Maintenant, plus de soucis au niveau de la place, on peut accueillir les spectateurs qui le souhaitent.
Ecrit par : marid | 06.02.2008
Ce qui me rend heureux c'est de savoir que la majorité des écrivants soient présents autour de leur bébé.Faire l'expérience de la réussitte c'est redonner des capacités des envie du désir .
Faire l'expérience de la réussitte c'est à nouveau se dire qu'on 'est pas condamné à l'échec.
Encore une foi BRAVO
Ecrit par : pierre | 13.02.2008
Comme tu le sais Pierre, le groupe des écrivants du "cri des sardines" s'est dissout à la fin de ce roman. Donc, plus d'écriture commune pour l'instant. Mais la représentation de Kokoya est l'occasion de nous revoir presque tous. Et là à nouveau, revivent Alvin, Yakitsha et cette tellement belle aventure que nous avons vécu tous ensemble. Et alors, nous nous souvenons de nos moments d'atelier, de nos coups de gueule, de nos émotions, de nos tendresses parfois. Surtout nous rions beaucoup aussi des moments difficiles que nous avons traversé. J'espère que les écrivants qui n'ont pas encore réussi à voir cette "petite forme" en auront l'occasion. Je crois que ça n'est vraiment pas facile pour certains d'aller se voir "mis en scène" même si on peut leur assurer que c'est avec beaucoup de respect, d'humour et de tendresse.
Ecrit par : marid | 16.02.2008
Les commentaires sont fermés.